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Cours inaugural

Les principaux progrès en chirurgie urétrale depuis une dizaine d’années concernent :

  • Les limites des traitements endoscopiques
  • Les bons résultats des techniques d’urétroplastie
  • L’importance de la gestion de la courbe d’apprentissage des urétroplasties

C’est l’axe essentiel de ce site d’enseignement postuniversitaire libre d’accès : comment organiser la formation d’un chirurgien urologue expérimenté désirant se consacrer à la chirurgie urétrale ?

Déroulement du parcours de formation proposé ici :

  1. Suivre l’enseignement sur l’anatomie de l’urètre masculin
  2. Suivre le cours introductif sur la chirurgie des sténoses de l’urètre (ci-dessous)
  3. Se faire, avant les premières urétroplasties, un programme personnel d’entrainement à la chirurgie avec lunettes loupes sur des interventions courtes d’urologie générale (circoncision, cryptorchidie, hydrocèle)
  4. Si possible, faire une formation à la dissection de l’urètre membraneux par simulation sur pièces anatomiques
  5. Respecter la cotation de difficulté de chaque type d’urétroplastie (de 1 étoile à 5 étoiles) avec la nécessité de réaliser au moins 5 interventions « 1 étoile » avant de passer au niveau supérieur
  6. Faire d’abord la chirurgie des sténoses de l’urètre avant d’envisager de faire celles des interruptions traumatiques et des sténoses de l’urètre reconstruit (après hypospadias en particulier) : ces dernières relèvent d’un centre expert
  7. À noter qu’il s’agit d’une autoformation qui ne donne droit à aucune certification. Elle est proposée à des chirurgiens diplômés et expérimentés.

Les urétroplasties ont des taux de succès importants :

Dans la littérature, le taux de succès des urétroplasties d’agrandissement par greffe de muqueuse buccale est situé entre 80 et 90% à 5 ans alors que celui des traitements endoscopiques est de 20% pour l’urètre antérieur et de 50% pour l’urètre bulbo-membraneux.

L’urétroplastie a donc une place tout à fait particulière et centrale que ce site envisage de faciliter.

Peu d’intérêt de l’urétrorraphie termino-terminale pour les sténoses apparemment courtes :

Cette technique relativement facile à réaliser est finalement moins bonne qu’il n’y parait car la longueur de la sténose est en général beaucoup plus importante que ce que la radio a laissé présager.

Cette chirurgie, d’autre part, est associée à une résection du spongieux et donc d’un raccourcissement associé à une dévascularisation. Il n’est pas raisonnable de la proposer dans le cas d’une sténose simple.

Dans le cadre d’une interruption, notamment traumatique, la question est différente et on est dans l’obligation de l’utiliser, en sachant que, dans les cas notamment de chute à califourchon, il est raisonnable de prévoir d’emblée en même temps que l’urétrorraphie termino-terminale, une petite plastie d’agrandissement à l’endroit de l’anastomose.

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